Le handpan est un instrument de musique à percussion de la famille des idiophones : le son y naît de la vibration du métal lui-même, sans corde ni peau tendue. Il se compose de deux demi-coques d'acier embouties puis assemblées, formant une lentille creuse de 50 à 60 centimètres de diamètre, pour un poids compris entre 3 et 5 kilos selon le modèle et l'épaisseur de l'acier.
Sur la face supérieure, une note centrale bombée appelée le ding est entourée de zones martelées disposées en cercle, les tonefields. Chaque tonefield est accordé sur trois harmoniques superposées (la fondamentale, son octave et sa quinte), ce qui explique la richesse du timbre et les longues heures de martelage nécessaires à sa fabrication. Sous l'instrument, une ouverture nommée le gu fait respirer la cavité interne et prolonge la résonance.
Contrairement aux instruments traditionnels dont il s'inspire, le handpan est récent : le premier d'entre eux, le Hang, a été créé en Suisse en 2000. Le mot handpan désigne aujourd'hui toute cette famille d'instruments, que l'on rencontre aussi sous le nom de hang drum. À ne pas confondre avec le tongue drum, dont les notes sont découpées dans l'acier en forme de langues au lieu d'être martelées : deux instruments voisins, deux fabrications et deux gammes de prix très différentes.
Chaque tonefield est martelé puis accordé individuellement à l'oreille et à l'analyseur.
Ni baguette ni solfège : la pulpe des doigts suffit à faire sonner l'instrument.
Deux traitements de surface qui protègent la coque de la corrosion et tiennent l'accordage.
Ré mineur Kurd, Celtique, Amara : les notes sont fixées à la fabrication et s'accordent entre elles.
Le handpan se joue assis, l'instrument posé à plat sur les cuisses ou sur un support appelé stand, qui libère la cavité du gu et laisse le son se développer. On frappe les zones avec la pulpe des doigts et le gras du pouce, jamais avec la paume : c'est la souplesse du poignet et le rebond de la main qui produisent une note nette, pas la force du geste.
Le ding central donne la tonique, autour de laquelle les autres notes s'organisent en alternance à gauche et à droite, de la plus grave à la plus aiguë. Cette disposition en cercle permet d'enchaîner les notes voisines d'une main à l'autre sans avoir à chercher ses repères, et c'est ce qui rend l'instrument accessible dès les premières minutes.
Reste la question que se pose tout débutant : quelle gamme choisir pour un premier handpan ? Le Ré mineur Kurd 9 notes reste la référence, parce que toutes ses notes s'accordent entre elles et qu'on y trouve la majorité des tutoriels et partitions en ligne. La gamme Celtique, plus mélancolique, et l'Amara, plus ouverte, viennent souvent en deuxième instrument. Un modèle 9 notes suffit largement pour commencer : les versions 10 ou 12 notes élargissent le registre sans rien changer à la technique.
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